Ce mois de Septembre a été marqué par les 20 ans de la sortie de Nevermind, le cultissime album de Nirvana. Impossible d’y échapper. Il y a 20 ans, on était en 1991, j’allais avoir 12 ans, classe de 5ème. J’étais pas encore super branchée Nirvana, j’avoue. Je m’extirpais tout juste de la Bruelmania. Cliché. Oui je sais.

Ma période Nirvana est arrivée à peu près 2 ans plus tard. Il a finalement fallu attendre que mes parents décident de me mettre dans le Privé pour que je découvre vraiment Kurt et ses potes. C’était l’époque où fallait être rock pour être cool. Alors comme je voulais être cool, je me suis mise au rock. Logique.

Red Hot, U2, et of course, Nirvana sont donc devenus mes disques de chevet. Ils tournaient en boucle sur ma chaine hifi ou dans mon discman. J’en faisais des cassettes que l’on imposait avec ma sœur dans la voiture lors des voyages familiaux. Et surtout, fallait connaître les paroles par cœur. Alors moi, le soir, dans ma chambre, j’écoutais en boucle les chansons en lisant le livret du CD, jusqu’à ce que je les mémorise. Puis plus tard, je la fredonnerai au collège l’air de rien… pour faire bien… Je ne sais pas trop si tout ça a réellement arrangé mon cas, parce que finalement, je n’ai jamais réussi à faire partie du groupe de gens les plus cool du collège. Tu sais, ceux qui trainaient devant le collège avant les cours, sur des scooter en général, clope dès 8h du mat’, et qui faisaient semblant de ne pas crapoter. Non. J’ai jamais fait partie de ceux-là moi. Enfin jamais réellement, parce que quand même parfois il arrivait que l’un d’eux qui était dans ma classe me fasse la bise. Alors je prenais l’air détaché, puis me dirigeait, écarlate, en gloussant vers mes copines : « Vous devinerez ja-mais….. »

Ahhh les copines… Pas de portable à l’époque. Les parents qui râlaient parce que ça sonnait occupé si on essayait de nous joindre. Chanceux étaient ceux qui avaient le révolutionnaire signal d’appel ! D’ailleurs quand on avait enfin le courage d’appeler un garçon pour oser lui proposer d’aller boire un café… euh… un monaco, fallait aller jusqu’à prendre le risque de tomber sur sa mère en appelant chez lui, ou pire, tomber sur son père ! un vrai parcours du combattant ! Eh oui, c’était l’époque où même les tatoo et autres tamtam n’existaient pas encore, où internet était un vague truc dont on commençait à entendre parler, mais personne ne savait trop ce que c’était.

Point de téléchargement donc. L’industrie du disque voyait encore la vie en rose. Et on achetait même des cassettes video ! Il fallait attendre que Beverly Hills soit (mal) doublé pour regarder les épisodes en même temps que le commun de mortels le samedi en fin de journée sur TF1. On achetait ses fringues au kilo chez Kiloshop pour coller au mieux à la mode Grunge. Les parents ne comprenaient pas. Je me souviens encore de mon jean que j’avais mis un temps fou à user, allant jusqu’à le raser à l’aide du bic de mon père, pour qu’il ait l’air cool, presque troué, mais pas complètement sinon je savais que j’aurais signé son arrêt de mort auprès de ma mère. Ma mère qui m’avait quand même annoncé toute fière d’elle, qu’elle l’avait raccommodé et lui avait fait un ourlet digne de ce nom… Maman ! Alors j’ai abandonné et je suis passée au Cimarron. C’était pas mal quand même avec mes docs.

Tom Cruise et Nicole Kidman étaient l’un des couples mythiques d’Hollywood, on découvrait tout juste le popotin d’une toute jeune mannequin, Kate Moss, sur la pub Obsession, on se sentait le roi du monde avec un billet de 100 francs en poche, on ne se souciait pas encore réellement de l’environnement, l’an 2000 nous paraissait à des années lumière, Benetton faisait encore scandale avec ses pubs, on était jeunes et insouciants… Le bon temps? Je sais pas… Une chouette époque en tous cas ! Tiens, je vais peut-être bien m’écouter un bon vieux Unplugged…

PS : Attention ! Information CAPITALE : Grâce à ma copine Camille, j’ai appris l’autre jour sur Twitter que Kurt Cobain s’était suicidé un mois après la naissance de Justin Bieber. (ok j’avoue j’ai checké sur l’ami-wikipedia avant de publier une info de cette importance, sans rancune Camille!) Nan mais quand même, hein ?!?!

PPS : Quant au titre de ce billet… Private joke j’avoue… Mais comme tu as été sage, que tu as bien tout lu jusqu’au bout. Je vais t’expliquer… Déjà faut savoir que Nirvana, c’est pas exactement la tasse de thé de Môman. « Musique de sauvages! »… Oui je suis sûre que tu l’as entendu toi aussi ! Un jour en voiture avec Môman donc, v’là ti pas que « Smells like teen spirit » passe. Je te rappelle qu’on est en 1992 à peu près… Donc, moi subtile, je lui dis « Tiens, maman c’est la chanson que t’adores ! » Et elle de me répondre « C’est ironique? » Et là, du grand moi des grands jours… Rebelle, jeune, blasée et pas du tout dans le trip, je lui réponds le plus naturellement du monde : « Pffffff n’importe quoi… c’est Nirvana ! »

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12 thoughts on “C’est ironique ? (nostalgie inside)

  1. Pfffff….oulà, méchant coup de vieux quand-même! ça me rappelle mes Docs (aussi!), ma chemise en flanelle et tout et tout…et ma super Mamie, chez qui j’étais allée pour copier la cassette de « Unplugged » prêtée par une copine: « c’est sympa, c’est quoi? ». Et maintenant, mon poulet de 7 ans 1/2 chante en yaourt sur Nevermind dans sa chambre! Merci Mo pour la séquence revival!

  2. Et dis donc poulette, il est où ton paragraphe, sur la BENNY B mania, les jeans larges et la veste de suvête ?
    Je t’ai connu , 2 ans après la mort de Kurt, on écoutait tjs les mêmes. Weezer et Oasis s’étaient rajoutés à la liste et puis pour être encore plus cool, il fallait écouter les disques des parents. Jimi,les Doors,Ledzep.
    On rêvait être nées en 1950…Avoir 18 ans en 68 ( même si la majorité était à 21 ans à cette époque), 50 ans en l’an 2000.
    On rêvait Ile de wright, Woodstock et Montrey.
    Et si je te disais « tu veux du gâteau ? » ou encore « huile d’olive « ….

    1. Ah non mais Benny B, jean large, basket et journée à trainer sur les scooter, c’était AVANT ! Après je suis devenue ROck !
      Et ouais….. Rhoooooo les années lycée… (loooooooonnnnng soupiiiiiiiiiiiir) je retournerais bien y faire un tour…

  3. Je revois encore cette petite bosse à tache bleue sur mon majeur.
    A force de griffonner sur des copies doubles à carreaux.
    Elle est partie avec le temps. A laissé place à des ongles vernis.
    Nostalgie.

  4. Nostalgie quand tu nous tiens !! Je crois que je préférais (c’est un bien grand mot) « ironique » au rap de ton frère dans la voiture !!

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