Mon sac à main c’est ma vie. C’est pas Jean-Claude Kaufmann qui va me contredire. J’y trimballe gaiement tout un tas de futilités indispensables. Il est forcément oversize déjà (genre les sac parfaits An+Ka !). Sinon, je n’arrive pas à y faire entrer le quart de la moitié de ce que je souhaite avoir toujours sur moi.  Véritable extension de moi-même, complément de ma maison, il est tout aussi indispensable que des chaussures. C’est simple, sans lui, je me sens nue.

Parfois même dans mon sac, il y a un autre sac qui contient les vrais indispensables. Oui, un sac dans mon sac. Je suis comme ça moi. Outre mon iPhone, mes clés et mon portefeuille qui représentent le plus classique contenu d’un sac, on y trouve aussi ma trousse à maquillage. Je n’ai jamais su ne garder sur moi que l’essentiel. Alors ma trousse à maquillage regroupe TOUS les produits utilisés le matin même pour me faire jolie. La plupart du temps j’oublie d’en retirer quelques produits de la veille. Ça devient rapidement difficile à gérer. Mais ça me rassure. Car faut être honnête mon sac à main, c’est ça que j’aime chez lui, son côté rassurant. C’est un peu mon doudou de grande fille de 30 ans. (Ok… 31 pour être précis, ça va !)

Voilà. Ça c’est la base du contenu. Je pense que ce que mon sac préfère m’entendre dire c’est « On sait jamais ! » Cette toute petite phrase qui justifie tant de (f)utilité. Et sur le compte de cette incertitude, hop ! Que je rajoute un chargeur de téléphone (des fois que…), 2 carnets (1 seul ça suffit pas !), une demi douzaine de stylos (pour être sûre de réussir à en chopper un rapidement quand j’en ai besoin!), un headband (des fois que je déciderais de changer de coiffure en pleine journée!), un appareil photo numérique (pour être sûr de pouvoir immortaliser un moment, n’importe quand), un gilet (parce que le soir, fait frisquet !), des kleenex et des chewing-gums (parce qu’on n’est jamais trop prudent!), mes lunettes de vue (qui me donnent un air de secrétaire perverse), mes lunettes de soleil en forme de cœur (parce que je suis finalement une incorrigible  petite fille!). Et puis parfois j’y ajoute un disque dur externe. Ça c’est uniquement pour les grandes occasions, pour le côté geekette.

Alors oui, ça fait beaucoup à trimballer. Ça pèse aussi. Mais comme c’est mon doudou, je ne me pose même pas la question de savoir si ‘est vraiment utile. Et puis lui et moi, tous les deux, on est invincibles. Accroché à mon épaule ou au creux de mon coude, il veille sur moi. Mais ça c’était avant. Avant lundi soir dernier. Avant qu’il ne disparaisse alors que je prenais l’apéro avec mes copines à Paris. Accroché à ma chaise, je le surveillais du coin de l’oeil, je le tâtais régulièrement, pour me rassurer. Jusqu’au moment où j’ai tâté, et qu’il n’était plus là. Envolé. Volé tout court, oui !

Bon, alors oui, je suis passée par toutes les couleurs, j’ai crié, j’ai juré (Je me suis même découverte d’une vulgarité déconcertante!), j’ai aussi un peu pleuré, parce que je suis vraiment toute sensible quand il s’agit de sac… Et puis bon… Faut aller de l’avant. C’est matériel… Et ça m’a permis de vivre une toute nouvelle expérience : une semaine à Paris sans téléphone, ni carte bleue, ni make-up ! Et pour l’attachée de presse que je suis, le challenge n’était pas gagné d’avance !!! Mais quand même « chiotte de pute ! » que je me dis une nouvelle fois. C’est fou comme je me sens toute vulnérable, à fleur de peau… Comme si vraiment on m’avait volé une partie de moi. Et là, je me dis que c’est quand même grave d’en arriver là !

Feu mon sac An+Ka... (Et je vous promets qu en gris, cétait une véritable tuerie!)

 

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21 thoughts on “La main dans le sac !

  1. Winnicott aurait pu transposer son concept d’objet transitionnel à l’adulte, et ainsi créer la théorie du sac à main, ton article aurait été une belle illustration!
    Je compatis ma belle-soeurette et te rachèterai une pochette à paillettes pour t’aider à reconstituer ta panoplie-doudou! bisous

    1. Bon… Je vais filer voir (merci Saint Google!) qui est ce Winnicott car le seul Winnie que je connaisse est un ourson 🙂
      Pour la trousse à paillettes, ouf ! Ce n’était pas celle-là que j’avais… C’est un moindre mal !

  2. J’en ai des frissons…
    Mais il est évident que « ça change une femme » ce genre d’expérience. Finalement, et comme tu le dis, tout ce qui compose NOTRE sac n’est que matériel. Même si, le plus chiant dans l’histoire, c’est tout le coté administratif que ça comporte.

    1. Ouaip ! Et aujourd’hui j’ai fait une bonne partie du plus chiant : des photos d’identité ! Quelle galère toute cette paperasse… Mais le plus dur dans tout ça, c’est de se dire que mes petits grigris et babioles qui me manquent désespérément ont certainement fini dans le fond d’une poubelle! Allez… j’inspire, hop ! Et je me dis que j’ai un alibi béton pour m’offrir un nouveau méga beau sac 🙂

  3. Fort heureusement ton homme n’était pas dans ce sac (bien qu’il fut bien assez grand pour m’accueillir)

    @Mamounia : porter une banane est, pour moi, un motif de divorce au même titre que le port de santiag ou autres bottines couleur chaire 😉

  4. Je suis tout en compatissance avec toi! Moi et mon sac pleurons la disparition d’ un ami cher… Mais je suis prêt a investir pour te voir porter une banane dans Paris!
    @mamounia: tu m aurais pas oublié! Mes chromosomes ce sentent ignoré!
    @Mr Big: et une paire de tiag rouge??

    1. Oh oui… pleurons ensemble la disparition du Medium à poches An+Ka…
      (Et allons mettre un cierge demain pour qu’il soit arrivé aux objets trouvés quand je vais les appeler !)

    1. Merci ma petite Véro ! Moi ce qui m’est venu c’est « chiotte de pute ! » Très classe dans le genre… Et merci beaucoup pour ta proposition, c’est adorable, mais à vrai dire, je dois encore en avoir en stock des pochettes 😉 Bizzz

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